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Les oiseaux à la maison

Quand on voit sur les sites, dans les revues ou en visite chez des éleveurs de magnifiques volières d’extérieur, dans un jardin voire un parc, plantées d’arbres à l’intérieur et entourées de parterre de fleurs… on peut rêver à ce qu’on n'aura pas quand on habite en ville et qui plus est en appartement…


J’ai la chance d’habiter un appartement dans lequel une pièce très ensoleillée de 15 m2 avec une grande baie vitrée est désormais libre maintenant que certains de mes enfants ont quitté le foyer pour voler de leurs propres ailes… Je me la suis octroyée et j’ai pu y installer 6 petites volières (voir photos) agrémentées de plantes vertes tout autour. Je ne cherche pas le rendement maximal en élevage, je n’ai pas l’intention de faire des concours et je n’aime pas beaucoup ce qu’on appelle les « batteries d’élevage » rendant la pièce où l’on garde les oiseaux avec une forte densité de population, irrespirable même tenue propre et pour tout dire, inhabitable aux humains sauf pendant les soins quotidiens. J’ai fait un autre choix, celui de faire de la pièce une sorte de serre-volière… et en même temps « boudoir » car j’y ai mis un divan confortable, un coin lecture qui est en même temps un poste d’observation parfait d’où je peux voir les oiseaux sans qu’ils me voient. Plus tard, j’envisage de faire faire sur mesure une grande volière en bois sur tout un pan de mur (2m80-55cm-2m60). On peut toujours rêver…

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Ce qui compte à mon avis pour bien tenir des oiseaux en appartement, c’est d’avoir une pièce uniquement réservée à cela dans laquelle les oiseaux peuvent avoir leur rythme (s’endormir à la tombée du jour, se réveiller aux premiers rayons du soleil) sans pour autant que vous soyez obligés de vous coucher comme les poules ni leur imposer à eux, lumières, bruits, musique, télé…


Avoir une pièce avec une porte qu’on peut fermer pour les isoler et s’isoler d’eux quand on en a marre… chacun, humains et oiseaux ayant leur domaine propre et en même temps pouvant profiter de temps en temps de la compagnie des uns et des autres…


Dans cette pièce, on peut leur mettre de la musique (les miens écoutent –« entendent »- du jazz à la radio), on peut ouvrir la fenêtre pour que la douceur printanière viennent leur caresser les plumes, leur donne envie de chanter et qui sait ? peut-être de nicher… Qu’ils puissent voir le ciel zébré de vols incessants de martinets, moineaux qui passent d’arbre en arbre et pigeons qui se posent lourdement sur le balcon à la recherche de graines éparpillées sur la pierre…

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Logement

Pour bien loger des oiseaux de type canari beaucoup de possibilités se présentent. Mais il faut savoir que ces oiseaux ont un grand besoin de voler pour se défouler et faire fonctionner au mieux leur organisme. De plus, ils volent plus en largeur qu’en hauteur.


Si on élève, on a des couples et un couple a besoin d’une cage d’au moins 70 de large, 35-40 de profondeur et 60 de hauteur pour être suffisamment à l’aise. Chacun sait qu’il est préférable que ces cages possèdent une séparation amovible au cas où en cours d’élevage, il faille mettre le mâle à part.

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Dans ces grandes cages, il faut prévoir un agencement judicieux (qui ne gêne pas le vol) de branches naturelles sur lesquelles les oiseaux aiment se percher (plus que sur les perchoirs classiques) et que l’on pourra brosser quand elles seront sales. (Les remplacer tout le temps est trop fastidieux car il est important qu’elles soient bien fixées et cela demande une véritable installation, c’est la raison pour laquelle quand elles sont crottées, je les nettoie avec une vieille brosse à dents.) Ce qu’on peut renouveler régulièrement, ce sont les branches de conifères, type thuya, quand elles sont desséchées et salies. Mais celles-ci n’ont pas besoin d’être solidement fixées car les oiseaux ne se posent pas véritablement dessus, ils les décortiquent plutôt, se fourrent dessous, bref, jouent avec… on peut les attacher en bouquet à un barreau avec une attache de sac poubelle et les jeter au bout d’une vingtaine de jours, après usage…

Quand on a vu l’espace approprié et son aménagement avec des branches, on a presque tout dit sur le logement de nos oiseaux car c’est là l’essentiel.
Je ne m’attarderai pas sur ce que chacun sait quant au plateau tiroir du fond de cage qui doit être facile à retirer pour le nettoyer, sur lequel on dispose des prospectus (ils ne manquent pas dans nos boîtes aux lettres…) recouverts soit de sable ou gravier pour cage, soit de litière naturelle pour rongeurs faite de cœur de maïs pilé. Personnellement, je mets du sable mais pas en grande quantité car à cause de l’eau des baignoires qui l’humidifie, je le change tous les jours.


Je passerai vite aussi sur les mangeoires qui doivent être au même nombre que d’oiseaux par cage et pouvoir se vider et remplir de l’extérieur. Tous les matins, je retire à l’aide d’une petite cuillère à café en plastique (type pique-nique) le dessus des graines qui ne sont plus que des coques vides et je remets deux cuillères de graines nouvelles par mangeoire. Tous les 15 jours environ, je vide complètement les mangeoires et les nettoie avant de les reremplir.


Un bon logement a aussi, bien sûr, une fontaine à eau toujours bien remplie et propre, très accessible (au bout d’une branche par exemple et en hauteur) et souvent renouvelée. Un panier à verdure qui s’accroche, un godet pour la pâtée d’élevage, un autre pour le grit (sable avec coquilles d’huître), un porte-biscuit contenant un bloc de minéraux (l’accrocher le plus bas possible dans la cage car c’est lourd et il arrive que le support se décroche risquant d’assommer un oiseau)… N’oublions pas le fameux os de seiche qu’on accroche comme on peut et qui tombe tout le temps… Tout le reste est facultatif… sauf le nid en période d’élevage…

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Garde-manger

La base de l’alimentation de mes oiseaux est un mélange que j’ai appelé « mélange éleveur » car il est composé des graines utilisées par les éleveurs que j’ai consultés à ce sujet et qu'il donne de bons résultats.

Mélange éleveur (Quantité pour une dizaine d’oiseaux sur une période de 3-4 mois.)

Alpiste 3 litres
Navette ½ litre (1/3 du ½ litre prélevé pour mettre à germer)
Niger ½ litre (1/3 à germer)
Graines de santé ½ litre
Chicorée ½ litre
Lin ½ litre
Périlla ½ litre
Salade blanche ½ litre (1/3 à germer)

On notera que je n’utilise pas de gruau d’avoine, graine trop riche pour des oiseaux de petite volière. Et quand je donne un mélange canaris classique je prends celui qu'on appelle "canari saxon" qui précisément ne contient pas de gruau.
D’autre part, je garde toujours dans une boîte hermétique un litre d’alpiste en réserve, soit pour mettre de temps en temps des oiseaux au régime, soit pour me servir de « fond » dans les mangeoires quand je renouvelle les graines : je mets une couche d’alpiste pur au fond de la mangeoire et par-dessus, le mélange éleveur… les oiseaux trient beaucoup et mangent d’abord les graines riches, ainsi au bout d’un moment ils mangent l’alpiste, à force de « brasser »…

 

Graines germées

Ce sont donc la navette, le niger et la salade blanche auxquelles j’ajoute du chenevis (voir photo ci-contre). Je n’utilise pas de soja car la graine est grosse et les oiseaux l’« éjectent » sans consommer le germe.

Je mets à tremper les graines dans un filtre à cafetière posé sur un pot de confiture rempli d’eau (jusqu’au niveau des graines). La quantité est d’une cuillère à café pleine pour deux oiseaux. Je rince toutes les 12 heures pendant 48 heures.

La 2ème nuit, je les laisse à l’air libre s’égoutter dans le pot et les distribue le matin après les avoir étalées pour les sécher un peu sur un morceau de papier essuie-tout.

 

Je donne des graines germées une fois par semaine à partir de février-mars, deux en avril et tous les jours dans la pâtée d’élevage quand les petits sont nés.

A partir de mai, je donne aussi une fois par semaine des pinkies (voir photos ci-dessous) décongelés posés sur les graines germées. Les verdiers en raffolent et certains canaris. Pour les décongeler, je verse dessus de l’eau frémissante dans un godet de verre et les égoutte après 5 mn, sur un papier essuie-tout.

C’est très calorique, il ne faut pas en abuser mais pour l’élevage, quand la nichée est importante cela aide bien les parents qui ont l’habitude d’en manger pour nourrir les petits.





 


Les pinkies, cousins des Asticots    

Graines à Germer (navette, niger, salade blanche et chenevis)

Graines plongées dans l'eau puis égouttées


Voila, les Pinkies ! hummmmmmmm !

  

Millet

Dans toutes les cages est suspendue une branche de millet renouvelée dès qu’elle est grignotée de partout.

Pâtée d’élevage

En période d’élevage (mars) et aussi avant (février), je donne un godet de pâtée d’élevage, d’abord de la « sèche » (fait moins grossir) puis petit à petit pendant la couvaison et après l’éclosion, j’ajoute dans un autre godet de la « grasse » mélangée aux graines germées.

Recette Maison:  


Sur la base de 6 oeufs et 20 cl de lait demi-écrémé
Casser les oeufs dans un saladier et ajouter les 20 cl de lait. Battre le tout en omelette.

Verser le contenu du saladier dans une poële. Cuisson à feu doux. Bien remuer pour ne pas laisser prendre au fond jusqu'à l'obtention d'une "brouillade" bien homogène sans "petit lait".
Déposer cette brouillade sur un torchon en la recouvrant bien pour l'égoutter.

L' aplatir et la défaire en morceaux puis mettre ceux-ci, soit dans un sac à congélation soit dans une boîte plastique fermant bien. Mettre au congélateur.

Le jour de la distribution, prélever le nombre de morceaux en fonction du nombre d'oiseaux et mettre 3 mn au four à micro-onde (ou mettre à décongeler la veille si vous n'avez pas de micro-ondes). Ensuite ajouter une biscotte broyée et écraser le tout avec une fourchette.
La pâtée est prête à être servie. En été, la renouveler deux fois la journée.

 

 


Graminées et Plantes Sauvages

Selon la saison, je donne du mouron blanc (en graines et en fleurs), des pissenlits entiers (avec pied et fleurs), du séneçon, du plantain et de la bourse à pasteur ainsi que du pâturin annuel.

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Pissenlits : avril à juillet, avec ses fleurs et son pied
pour favoriser la reproduction, puis les feuilles
presque toute l'année comme verdure

Mouron Blanc : d'avril à  juin.
Cesser la cueillette en juin
car après sort le mouron rouge, très toxique.

                                                   

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Onagre : la voici en feuilles, fleurs et  en automne, sur pied avec ses gousses brunes.

 

                                            

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Tussilage (pas d'âne) : quand on trouve en automne un endroit où se
trouvent ces feuilles larges en forme de sabot d'âne, on  peut repérer
l'endroit et au printemps on pourra y cueillir des fleurs de tussilage. (février-avril)

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Vergerette du
Canada :
on la trouve de juin à octobre  

Seneçon: au printemps jusqu'à la fin de l'été

                                          

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Renouée des Oiseaux : se ramasse en avril jusqu'en septembre, pousse souvent aux mêmes endroits
que le mouron blanc mais ses feuilles sont plus
allongées et plus foncées et les fleurs blanches
plus petites. Pousse au sol, au pied des arbres,
tiges couchées et rameuses.

Plantain : à donner mûr, septembre
à novembre. On peut le faire sécher
pour le conserver toute l'année.

Bourse à Pasteur :
de mars à décembre

                                                    

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         Petite Bardane : octobre                      Armoise Commune : septembre à décembre

Amarante Réfléchie et Oseille sauvage: juin à octobre

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Laiteron maraicher sur la gauche et Laiteron des champs sur la droite (tige velue et piquante): avril à juillet

Plantain Major : à différents stades de maturité

Les plantes que je donne en automne:
Arroche étalée (famille des Chénopodiacées) (à g). Plantain, bourse à pasteur, armoise et arroche (à dr.)

 

Verdure

La verdure se compose d’endive en hiver, alternée avec de la salade verte du marché (que je ne lave pas ni n’essuie : j’ai remarqué que pas mal d’éleveurs ont une « phobie » de la salade et n’en donnent pas, soit par crainte de diarrhées, soit par « flemme » de la laver et l’essuyer… J’en donne telle quelle depuis longtemps (pas en grosse quantité bien sûr, une feuille par cage et par jour) et je n’ai jamais eu de problèmes. Des feuilles de chou-fleur (les plus tendres) mais tous les oiseaux n’aiment pas… et des feuilles de pissenlits quand c’est l’époque.

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Fruits

Les fruits sont variablement appréciés selon les oiseaux. Les femelles canari aiment beaucoup la pomme en quartier mais quand elles couvent et élèvent, d’elles-mêmes elles n’y touchent plus. Les verdiers se régalent de fraises des bois, mais il faut en trouver… (C’est joli de les voir se promener dans la volière avec une fraise au bout du bec…) Les jeunes aiment bien les carottes râpées mélangées à de la pâtée grasse.

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Pharmacie


Toujours avoir :

- une petite paire de ciseaux bien propre
- un coupe-ongles de petite taille
- une pince à épiler
- des éponges hémostatiques (en pharmacie, BloXang par exemple)
- flacons multidoses rebouchables de collyre antiseptique
- des doses de sérum physiologique à usage unique
- une bouteille d’eau oxygénée
- un petit sachet (30 gr.) de glucose (en pharmacie)
- un rouleau de sparadrap en tissu couleur chair
- des cotons tige
- un paquet de coton hydrophile
- un tube d’Homéoplasmine pommade hémostatique, cicatrisante
- une petite cage d’infirmerie
- des compresses stériles

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Médicaments, traitements

Je ne m’étendrai pas trop sur le sujet car mon expérience m’a montré que lorsqu’un oiseau est malade, toute situation est particulière et il n’y a qu’un diagnostic précis qui puisse donner de véritables indications de traitements.
Il existe aussi des manuels très bien faits qui peuvent fournir des informations spécialisées si on les consulte attentivement. Personnellement, je me reporte en cas de besoin à celui de J. et M. Viguié : Manuel de la santé des oiseaux. Ils ont aussi une permanence téléphonique jusqu’à 17 heures qui peut parfois être utile : 04 68 69 41 72.

Cependant, il y a des problèmes « classiques » qu’on a tous rencontrés un jour ou l’autre et ceux-ci ont parfois des solutions relativement simples.

- Contre les parasites, poux, acariens : Carbyl à 5% (Océnet) pour traiter les oiseaux. Carbyl à 85% (Océpou, Séribombe, Spécial pou chez Francodex) pour traiter les cages, nids avant chaque couvée.

- Pour traiter la diarrhée : légère, Océdiar des labos Virbac + eau de Volvic + ne plus donner de verdure et pas d’aliments salés.
infectieuse, Océmycine labo Virbac.

- Problèmes respiratoires (râles, claquements de bec surtout la nuit, oiseaux qui cherchent à rejeter des mucosités) traitement à base de Tylan (pharmacie) et Anifa, désinfectant général (animalerie), Océmycol labo Virbac.

- Nourrissage des oisillons abandonnés à la naissance : les mettre sous une autre femelle bonne nourricière ou bien Nutribirds (ou Baby Mix de chez Bevo) à la seringue puis avec un morceau de paille taillé en biseau.

- Œil irrité : collyre ou pommade ophtalmique Désomédine 0,1% (pharmacie).

- Contre la mortalité au nid entre le 8ème et dixième jour : Néomycine aux parents dans l’eau de boisson pendant une semaine avant la nichée suivante (Océmycine, labo Viguié) suivi d’une semaine de vitamines dans l’eau de boisson. (Certains éleveurs donnent aussi à l’éclosion une « pincée » de l’antibiotique sur la pâtée d’élevage pour traiter les oisillons directement.).

- Contre la coccidiose ou la lankesterelose (oiseau qui dort beaucoup, maigrit, intestins avec traces de saignements) : Océcoxyl labo Viguié pendant 8 jours puis quelques cures de 2 jours. Ou bien Baycox labo Bayer pendant 2 jours seulement puis encore 2 jours une semaine plus tard.


- Gale du bec : protubérance du bec, pousse anormale, friabilité, fissures, cassures… Applications locales avec une solution de benzoate de benzyle à 10% préparée en pharmacie. Traitement d’une semaine. Bien mouiller le bec pour ramollir les croûtes.

-Gale des pattes: Traiter avec une solution de Carbaryl ou spécial gale Francodex. Quand les croûtes sont importantes les retirer avant le traitement. Passer le produit deux fois à huit jours d'intervalle.

En haut début de l'infection, en bas stade avancé.

- Respiration sifflante et toux : Océmycol (poudre à préférer) ou Ocerespirol (liquide) en pharmacie.

- Hépatite : oiseau en boule, chante de moins en moins, dort dans la journée, va souvent à la mangeoire mais n’y fait rien : Océcholine, protecteur hépatique labo Virbac + Bio-digest chez Orlux + Océproven, régulation de la flore intestinale labo Virbac (produits qui apportent minéraux et oligo-éléments). Et surtout, régime à l’alpiste pur pendant quelque temps.

Canari ayant été traité pour une hépatite (plumage ébouriffé, bruit en respirant, bec ouvert)
Etat amélioré avec régime allégé (alpiste) plus choline deux fois par semaine.

- Ressemblant à la variole la maladie commence par des troubles aux yeux et emporte l'oiseau en 8-15 jours (décrite par J-P Glemet dans le n° 228 des Oiseaux du Monde). Il s'agirait d'une attaque de protozoaires : les trichomonas. La contamination se fait par les fientes. Elle est contagieuse entre oiseaux par le matériel, l'eau ou les graines souillées. Elle se traite avec du dimétridazole (Alazol des laboratoires Moureau) dans l'eau de boisson.

Femelle Canari traitée pour une conjonctivite qui semblerait avoir eu une infection aux trichomonas.

- Aile cassée : Il faut attendre. Cela se remet tout seul. Mettre l’oiseau en petite cage avec eau et graines facilement accessibles. L’aile peut rester toujours un peu pendante ou décollée. Il pourra voler après un mois le temps que les os se ressoudent. Si c’est un mâle, il pourra se reproduire quand même.

- Coloration jeunes mosaïques rouge : commencer le 50ème jour jusqu’à fin septembre. Pâtée colorante distribuée tous les jours jusqu’à mi-août et ensuite un jour sur deux ou bien dès 40 jours jusqu’à fin septembre à doses constantes.

- Pour les déformations du bec de l’oisillon : antibiotique Parconazol.

-Bec trop long: Le tailler avec un petit coupe-ongles.


- Perte de plumes, plumage terne pendant la mue : Ocemue labo Viguié ou Mue chez Riga (animalerie)

- Pour préparer à la reproduction : vitamine E, Vitarepro chez Francodex ou Floraferol labo Moureau, ou Reproduction élevage accouplement chez Riga, il y en a plein tout aussi efficaces les uns que les autres (ou inefficaces… d’ailleurs, on ne sait pas trop…)

- Complexes vitaminés : Floratonyl labo Moureau, Vitamines chez Riga, Complexe polyvitaminé avec oligo-éléments chez Orlux, etc…


Attention ! : Eviter quand même le syndrome de Münchhausen pour oiseaux, parfois le remède peut être pire que le mal… et prendre conseil auprès d’un vétérinaire aviaire avant de donner un médicament.

Autopsie

Hélas, dans un élevage, il y a des naissances mais aussi des décès. Quand la cause en est évidente et que la mort ne touche qu'un seul oiseau, il suffit "de l'admettre"... Si plusieurs oiseaux sont concernés ou bien si l'on a un doute au sujet du diagnostic clinique que l'on a pu faire par la seule expérience, il peut être utile de faire faire un examen histopathologique de l'oiseau dans un laboratoire spécialisé afin de déterminer précisément les causes de la mort, soit pour enrayer une épidémie soit par exemple pour rectifier les défauts de l'alimentation ou des conditions environnementales de l'élevage.

Voici un exemple de l'autopsie d'une femelle canari satinée âgée d'un an, morte après avoir eu durant un mois le plumage gonflée faisant croire à de l'obésité, une somnolence fréquente et étant souvent à la mangeoire, bref présentant tous les signes cliniques d'une hépatite alors que le diagnostic s'avéra tout autre...( pour voir l'autopsie cliquer sur la photo )

Foie avec nombreuses hématies. Pas d'hépatite (à g.) Oviducte (à dr.)

Infiltrant inflammatoire dans la paroi d'un gros vaisseau thoracique

Compte rendu de l'examen histopathologique

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Elevage

Je me souviens, quand j’ai commencé à m’intéresser aux oiseaux (et en avoir), comment, quand j’allais sur un site ou consultais un livre, j’allais droit au chapitre « reproduction » qui était, à vrai dire le seul qui m’intéressait vraiment… Je passais vite sur « la génétique », survolais « les maladies », évitais « les concours » sauf pour regarder les galeries photos et filais vers… les nids, les photos d’œufs, d’oisillons à l’éclosion, au nid, en train de se faire nourrir, immatures se tenant tout fiers sur les perchoirs…


Je ne parlerai pas pour ma part de « reproduction » mais plutôt d’élevage. Celui-ci n’est pas « forcé ». Elève qui voudra parmi mes oiseaux et ceux qui ne veulent pas se reproduire, je les aime quand même.
Elevage, donc. Je dois dire, pour être honnête, que je n’ai « à mon actif » que trois jeunes nés chez moi. C’est peu, je sais. En plus, parmi ces trois, il n’y en a qu’un dont l’œuf a été pondu par un de mes oiseaux… Le deuxième, c’est un éleveur qui m’a donné un œuf, pondu à son goût trop tardivement dans l’été par une de ses femelles canari « reproductrices », et qu’après un long voyage en voiture, en train, en métro ( !) j’ai mis à couver par une de mes femelles : naissance d’une belle petite opale mosaïque jaune, le 15 août 2002… Et le troisième, qui a une semaine, c’est ma fille qui me l’a apporté alors qu’il venait d’éclore, abandonné par sa mère… Je l’ai mis à couver et nourrir par une autre de mes femelles et il « profite » à une vitesse incroyable… tout seul dans le nid, élevé par sa mère adoptive à la pâtée, graines germées, pinkies…

Généralement, je tiens bon jusqu’au 19 mars pour accrocher ce jour, jour de la Saint Joseph, fête des oiseaux, les nids dans les cages.
Les couples ont passé l’hiver ensemble dans des cages séparées. Durant ce temps, je leur ai donné une alimentation moins riche, période de repos, avec une fois par semaine, quelques gouttes de complexe polyvitaminé aux oligo-éléments. A partir de la fin février, je commence à distribuer en petits godets, un par cage, de la pâtée d’élevage « sèche » une à deux fois par semaine. En mars, une fois par semaine des graines germées en alternance avec la pâtée, pour arriver en avril à donner tous les jours de la pâtée d’élevage « sèche » et deux fois par semaine, des graines germées. Une fois par semaine aussi, puis deux (les jours où je ne donne pas de graines germées qui en contiennent beaucoup), je donne de la vitamine E dans l’eau de boisson. Vous me direz, avec tout ça elle n’a pas plus de « résultats » ? Ben oui, c’est comme ça… (Mais je vous assure, c’est la bonne méthode…)

Fin mars les nids commencent à se faire, et les oeufs à se pondre. Mes femelles étant plus précoces que les mâles, les premières pontes sont toutes claires. Je laisse les femelles couver 15 jours quand même pour ne pas perturber leur rythme biologique et donner le temps aux mâles d’être prêts. On dit souvent que la couvaison fatigue les femelles, je crois pour ma part que lorsqu’elles sont très « chouchoutées » et que le mâle ne les « embête » pas mais chante à leur côté, voire les nourrit au nid, elles n’ont pas l’air si malheureuses ni fatiguées. (L’élevage des petits, ça oui, ça a l’air super épuisant…)
J’ai en mémoire la remarque d’un éleveur averti sur un forum qui faisait constater qu’un cycle de reproduction représente : 13 jours de couvaison + 4 semaines d’élevage + 10 jours de repos = 51 jours. Si l’on fait faire 4 couvées = 200 jours = 7 mois…
Il faut en tenir compte…


Si les oeufs sont clairs : soit on les retire au fur et à mesure (absence de mâle par exemple) = une nouvelle ponte a lieu 7 jours après. Si on laisse couver 15 jours la femelle et qu’on lui retire les oeufs au bout (pas éclos) alors il s’écoulera encore 15 jours (voire plus) avant une nouvelle ponte, un nouveau cycle. Les pontes sans petits nés « économisent » les 4 semaines d’élevage et niveau « fatigue » pour la femelle ce n’est quand même pas la même chose…
Ce qui est fatiguant, c’est pondre et élever, pas couver.


Donc, je laisse couver les femelles. Je ne mire pas les oeufs de ce fait – je n’ai qu’à attendre, la femelle le fait bien…- sauf au bout de15 jours avant de les jeter s’ils sont clairs. Je ne remplace pas non plus les œufs pondus par des œufs factices en début de ponte. C’est un peu fastidieux et j’ai vu tellement de situations où ce système ne s’est avéré ni probant, ni nécessaire que j’ai lâché l’affaire. (ceci étant valable à mon niveau de petit élevage). J’ai vu en effet une femelle canari couver 4 œufs dès la ponte du premier et les petits naître tous les trois le même jour (un œuf était clair). J’ai vu des œufs qui avaient été « remplacés » éclore à un jour d’intervalle. Et enfin, j’ai vu souvent des pontes de 4-5 œufs n’avoir qu’un ou deux œufs fécondés, donc sans grand écart de croissance à craindre entre les oisillons. Je sais que le développement dans l’œuf peut être inégal d’un embryon à l’autre et que ce qui peut stopper l’un (brusque chute de température, choc, abandon par la mère) n’empêche pas forcément l’autre d’évoluer. Donc il est impossible de contrôler totalement les naissances simultanées. Et parfois, ce n’est même pas nécessaire.

En début de période de reproduction, il est bon de tenir un calendrier de tous les évènements qui se produisent par couple afin de faire un suivi régulier qui peut être utile l'année suivante...

Pour un élevage plus important d'oiseaux bagués, il est bon de tenir à jour par cage d'élevage des fiches :

pour télécharger cliquer ici (merci à Roberto )

Les nids

On lit beaucoup de choses sur les nids, leur taille, leur matière, leurs matériaux de construction. Là aussi, je me suis souvent pris la tête pour pas grand-chose car j’ai pu constater que les canaris ne sont pas si compliqués que ça.
J’ai vu une « grande » femelle faire son nid dans une coupe en osier minuscule (10 cm) destinée à une femelle Mozambique. Une autre pondre à côté du nid pour canari classique (12 cm) qui fut remplacé par un plus grand (14 cm) et pondre toujours à côté… J’ai vu une femelle pondre direct dans le nid à même l’osier car elle avait tout défait son nid la veille…et les petits sont nés quand même…

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Oeufs de canaris et de verdiers

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6 oeufs: 3 fécondés (à g.) 7 oeufs: tous clairs (à dr.)

Il y a pourtant deux ou trois principes incontournables concernant les nids :
1. Ils doivent être bien accrochés, le plus solidement, le plus haut et horizontal possible.
2. Ils doivent contenir un fond en fibres de coco sur lesquels les matériaux que la femelle apportera « s’accrocheront » bien. Le fond lui-même doit être fixé au nid par un fil passé au travers.
3. Si on a un seul couple dans la cage, il vaut mieux ne mettre qu’un seul nid car avec deux, la femelle semble embarrassée, elle fait l’un puis l’autre, fait, défait.

Les matériaux

J’achète des sacs tout prêts (Bevo) contenant jute, sisal, coton naturel et comme c’est un peu cher (2 euros le petit sac) et que mes oiseaux gaspillent pas mal, je « mélange » avec du papier essuie-tout en fins lambeaux et des petits morceaux de coton hydrophile étirés.

Si les oiseaux se sont suffisamment accouplés avant la ponte – et au bon moment, ni trop tôt ni trop tard – les œufs (certains des oeufs) vont éclore au bout de 13-15 jours. J’ai vu par deux fois des petits canaris naître après 17 jours de couvaison mais l’éleveur m’a dit que généralement quand c’était si long pour l’incubation, ça donnait des « sujets fragiles et un peu chétifs ». Normalement, pour les canaris, c’est 13.
Le 12ème jour, j’humidifie les oeufs avec un petit vaporisateur (type parfum) rempli d’eau tiède, seulement si la femelle ne se baigne pas et si la température de la pièce est élevée. (Au 15 août, par exemple, ce fut nécessaire… ou bien au contraire quand fin mars, il y a encore du chauffage dans la pièce qui dessèche l’atmosphère.)

Un petit est né      oiseau_43.gif

C’est super. On est tout content. On n’a pu l’apercevoir que quelques secondes lorsque la femelle a bien voulu sortir du nid pour se nourrir et il faut faire vite pour le « détailler » car elle n’est pas longue à revenir. En plus, les trois premiers jours, elle le couve plus qu’elle ne le nourrit car il a encore en lui les réserves que l’intérieur de l'oeuf lui procurait et il a plus besoin de chaleur que de nourriture.

Il est tout nu, tout rose ou tout noir, c’est selon, et on se demande comment ce petit « truc » pourra devenir un bel oiseau…

Le lendemain et le surlendemain, les deux autres œufs sur lesquels il « s’appuie » ne sont toujours pas éclos. Ce sont des choses qui arrivent… Il faut alors laisser les oeufs dans le nid jusqu’à ce que l’oisillon ait atteint les 10 jours. Cela le « protègera » du poids de sa mère sur son seul petit corps et évitera qu’il ait les pattes ou les doigts déformés à la sortie du nid.

Petit protégé du poids de sa mère par les 2 oeufs non éclos (à g.)
Canari couvé "oeuf unique" pouces tournés vers l'avant (à dr):
après traitement (sparadrap maintenant le pouce en arrière) seul le gauche est redevenu normal. Le pouce droit ayant été traité trop tard...

Maintenant la mère sort souvent pour se nourrir et alimenter le petit toutes les dix minutes. Elle le nettoie aussi et retire avec son bec ses excréments du nid. Après 5-6 jours, on peut lui remettre la baignoire à disposition, elle ne risque plus de refroidir son petit en retournant au nid les plumes trempées (De toutes manières, elle ne l’aurait pas fait…)

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Et le mâle ?

S’il est calme depuis la naissance, s’il ne cherche pas à se réaccoupler et ne détruit pas le nid, il peut rester avec la femelle et l’oisillon et au bout de 8 jours, peut-être commencera –t-il à nourrir aussi. Si ce n’est pas le cas, il faut mettre la séparation dans la cage et ne la retirer qu’après le sevrage. Le couple pourra se voir et continuer à être en couple mais devra attendre pour refaire une nichée.

Sevrage

La deuxième semaine, on voit souvent la tête du petit sortir du nid, cou tendu, pour se faire nourrir. Il est bien emplumé et ses yeux sont ouverts. On l’entend nettement piailler même de dessous sa mère. Après 15 jours environ, il se tient au bord du nid et se lance à l’aventure. Une fois ce grand saut fait, inutile d’essayer de le remettre dans le nid – pour la nuit par exemple, pour qu’il soit au chaud…- il en ressortira toujours. Commence une période de 3-4 jours où ce petit oisillon paraît bien seul au fond de la cage même si sa mère consent de temps en temps à l’y rejoindre pour le nourrir. Ce n’est plus la « fusion » du début et la nuit vous avez peur qu’il ait froid…

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A ce moment, il faut aménager la cage différemment : rabaisser quelques perchoirs, retirer la baignoire, mettre une petite coupe en terre cuite (style récipient pour fromage « Petit Marcellin ») contenant des graines d’alpiste et de millet passées au moulin à café (propre). On peut aussi mettre une sorte de petit nid à fond plat avec dedans du foin pour lapin ou bien un morceau de lainage mais le petit n’ira pas souvent, même la nuit pour dormir, et il sera vite sali y compris par les crottes « venues d’en haut »… Sur le fond de cage, plutôt que le sable habituel sur les prospectus, on mettra du papier essuie-tout (plus absorbant) et une couche de litière naturelle au cœur de maïs pilé (qui retient l’humidité vers le fond).


Nourri encore par sa mère, le petit oiseau commencera à grappiller des graines broyées et à chercher à se hisser sur les perchoirs les plus bas jusqu’à enfin rejoindre « les grands » tout en haut. Là, il jouera encore les « Tanguy » (du film éponyme) pendant une quinzaine de jours. Et enfin, quand il mangera et boira tout seul, il pourra être séparé de ses parents et mis dans une grande cage avec d’autres jeunes pour y apprendre à voler, chanter si c’est un mâle, et développer ses muscles et tout son organisme jusqu’à la première mue qui survient vers 90 jours.

Le couple se forme, la mère a des petits, les parents sont fiers, le père nourrit tout le monde...

et les enfants grandissent...

(jeune mâle isabelle porteur satiné, jeune femelle satinée)

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Vacances

Question peu souvent abordée par les éleveurs d’oiseaux : que fait-on d’eux pendant les vacances ?

S’en informant auprès des personnes concernées, on dirait que le problème est toujours réglé « par avance » (on a un membre de la famille qui ne part pas, des voisins qui « passent » de temps en temps, un système de gardiennage en double échange, ou on fait appel à une association de garderie d’animaux…)

Chacun se débrouille, apparemment, mais je crois savoir qu’à partir d’un certain nombre d’oiseaux, on fait un choix, et on ne part pas… Il y a des élevages impossibles à confier. Comme on a pu dire au sujet des bonzaï : « il vaut mieux garder les enfants d’un ami que ses bonzaï… », il se peut que cela soit parfois la même chose pour les oiseaux…

Et pourtant, il faut bien partir… Je ne sais pas vous mais personnellement, après une année entière de bons soins à mes p’tits zozios, et même si c’est un plaisir de chaque matin de les retrouver et les soigner, j’ai besoin de changer de décor, de ne plus m’occuper d’eux, d’aller voir ailleurs, (là où les oiseaux se débrouillent tout seuls…) et en même temps de les laisser derrière moi sans souci majeur, sans avoir à m’inquiéter sur leur sort.

Pour cela, il y a des mesures à prendre. Outre le choix du type de « gardiennage » (et l’on n’a pas toujours tant de choix que ça…) il faut savoir que quelque soit la personne « élue », il ne faut pas compter qu’elle fasse pendant 15 jours ce que vous vous faites pendant 350…

Donc, lui demander le minimum et le minimum, c’est aussi le vital :
- Que les oiseaux aient de l’eau fraîche en permanence : pour cela remplacer momentanément les petites bouteilles de 30 ml (pour deux oiseaux) qui se salissent et se vident vite, mais qu’en temps normal vous renouvelez chaque jour, par des grosses (350 ml), ainsi, même si la personne un jour a un empêchement majeur, les oiseaux ne risquent pas d’être en panne d’eau.

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- Que les mangeoires soient toutes « nickel » et remplies de graines fraîches le jour de votre départ comme ça la personne aura juste chaque jour à retirer le dessus (coques vides) et remettre des nouvelles sur une bonne couche. (Laisser bien en vue et bien remplis les récipients qui les contiennent)

Déjà là, le minimum vital est assuré.

Pour les fonds de cage, comme personne à part quelques fous comme vous, n’est en mesure de les changer tous les jours, prévoir, outre le nettoyage à fond la veille du départ, de mettre sur les prospectus une couche assez épaisse de litière naturelle en maïs plutôt que du sable. Elle se salit moins vite et retient mieux l’humidité vers le fond et peut « tenir » plusieurs jours voire une semaine avant d’être changée.

Vous pouvez aussi dispenser la personne de la corvée des baignoires (qui « mouillent » partout) et qu’il faut retirer quand le bain est pris pour éviter le « bouillon de culture » et surtout un refroidissement d’un oiseau qui tomberait dedans la nuit… (C’est arrivé…)

Vous aurez pris soin d’ « équiper » chaque cage d’une branche de millet nouvelle, d’un godet de sable ou gravier propre (accroché solidement) et pour la verdure, laissez les paniers dans la cage si la personne en a le loisir ou l’envie, elle y mettra une feuille de salade de temps en temps. Mais c’est facultatif.

En général, il faut que la personne qui s’occupe des oiseaux ait le moins possible à mettre les mains dans la cage, d’une part parce que les oiseaux n’ont pas l’habitude d’elle et d’autre part parce que qui dit porte ouverte et oiseaux agités dit possibilité d’échappement et là… si « la personne » n’a jamais rattrapé un oiseau en fuite… elle est plutôt mal barrée… (Laisser quand même une épuisette en évidence…)

Tout semble réglé.

Le problème, c’est quand il y a des oisillons…
En cours d’incubation, no problem, il suffit de mettre (en plus du reste) de la pâtée d’élevage pour la mère dans un godet.
Eclos mais encore au nid, même chose, sauf qu’il faut remplir le godet plus souvent et comme vous ne pouvez pas demander à la personne de « fabriquer » des graines germées, ce serait « trop » (les rincer toutes les 12 heures, les égoutter…), il faut s’attendre à ce que le ou les petits grossissent moins vite, voire à en perdre…
Et le plus compliqué, ce sont les petits sortis du nid et pas encore sevrés qu’il faut surveiller (que les parents ne les déplument pas, qu’ils aient une nourriture spéciale et accessible, qu’il faut retirer de la cage quand ils sont en âge d’être sevrés – les mettre où ? avec qui ? –) ça c’est le truc délicat à gérer qu’il vaut mieux faire en sorte (en « programmant » un peu les nichées…) que la personne qui garde vos oiseaux n’ait pas à affronter (sauf bien sûr si elle en a l’habitude). En tout état de cause, il vaut mieux laisser une cage vide, équipée, à disposition, au cas où…

(C’est sûr, je ne ferai jamais lire ce texte à la personne qui gardera mes oiseaux…)

Pour finir, bien sûr, laissez un téléphone et … ne pas oublier de dire que s’il y a un problème, voire « un drame », ce n’est pas si grave… ce ne sont « que » des oiseaux après tout, vous vous en remettrez…

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Retraite       pers54.gif

Je n’ai jamais vu chez aucun éleveur (sauf chez un) de vieux oiseaux ?
Mais qu’en font-ils ?

J’ai posé plusieurs fois la question sans obtenir de réponse très claire : on « bredouille » pas mal à ce sujet avec de vagues considérations pseudo « humaines » qui masquent difficilement le fait qu’on ne s’embarrasse pas d’un sujet âgé, qui « ne se reproduit plus », a besoin d’être à part, est plus sensible aux maladies, n’est pas du plus bel effet dans la volière vu sa maigreur et ses plumes ébouriffées, ne chante plus et passe son temps à bouffer et dormir…
Où les oiseaux de cage finissent-ils leurs jours ? Et font-ils d’ailleurs de vieux os ?
Je préfère ne pas trop chercher à savoir… Mais je suis très contente quand j’en vois un, aimé, choyé par son « maître » comme un précieux compagnon de vie.
Un oiseau est considéré vieux entre 8 et 14 ans. Au-delà, cela devient quand même « un cas », mais j’en ai connu un dans mon enfance qui avait 18 ans… Enfin, c’est ce qu’on disait…
Certains éleveurs prévoyants et attentifs au bien -être de leurs oiseaux mettent à leur disposition une volière où accompagnés de jeunes, les "anciens" coulent une retraite heureuse... Dans celle-ci vous pouvez voir (entouré en rouge) un canari âgé de 21 ans...

 

Un oiseau âgé, même s’il va bien, a souvent des petits problèmes de santé et il faut qu’il vive avec, sans grands remèdes.

Il peut déjà faire de l’arthrite : sa « jambe » devient raide, elle pend ou bien il la tient sous lui, inerte. Sa patte se rétracte, les doigts et les griffes ne tiennent plus le perchoir, elles poussent démesurément dans la plus totale anarchie et il ne parvient plus à les user. Tant qu’une seule patte est atteinte, ce n’est pas trop grave, il compense avec l’autre.
Il faut, une fois par mois, prendre l’oiseau, vérifier chacun des doigts et lui couper les ongles avec un petit coupe-ongles si nécessaire. Un oiseau qui fait de l’arthrite, tombe souvent au fond de la cage et en remonte difficilement surtout si sa « patte folle » s’est emmêlée dans les plumes de sa queue… Il peut en mourir faute de pouvoir s’alimenter et boire. Il faut l’aider à remonter, après lui avoir libéré la queue. Il a donc besoin d’une surveillance plus grande.

Le bec de l’oiseau âgé pousse très vite et il n’est plus en mesure de l’user. Il faut mettre, sur un des perchoirs où il se tient souvent, du papier sablé autour. Mais surtout, lui tailler le bec avec un coupe-ongles en supprimant juste la partie supérieure qui dépasse un peu (cela fait comme un « ciseau » entre les deux parties de son bec qui ne se rejoignent plus). Cela peut à la longue l’empêcher de se nourrir (quand il ne peut plus briser les graines).

Un oiseau âgé peut avoir aussi des problèmes de vue, on s’en rend compte quand on le voit souvent « rater » les perchoirs. Il faut donc lui rendre tous les accessoires facilement accessibles et les mettre toujours à la même place.

J’ai un vieil oiseau qui ne descend plus au fond de la cage (sauf quand il y tombe) et ne va plus aux mangeoires extérieures du bas. Il a donc tout « à portée de bec » au niveau de la branche la plus haute : abreuvoir, mangeoire de graines accrochée, mangeoire de sable, mangeoire-baignoire, le tout toujours dans le même ordre, comme une sorte de self service… Il a le même menu que les autres avec en plus, à disposition, un petit godet de chenevis pour son « tonus » et prendre des forces…

Et puis un vieil oiseau a droit à des gâteries… Le mien a son petit morceau de brioche tous les samedis matin et il n’a alors pas de problèmes de vue ou de pattes pour le trouver…

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