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| Depuis quelque temps, à l'occasion d'expositions, je ne voyais
plus d'hybrides de linotte mélodieuse par canari. Ayant obtenu des jeunes au
printemps 2002, je décidais de tenter à nouveau cette hybridation déjà
réalisée il y a une quinzaine d'années. Je mis en présence un mâle linot
avec deux femelles canari.
Mi-avril, les deux femelles à huit jours
d'intervalle firent toutes les deux une ponte de 4 oeufs. Au sixième jour,
au mirage des oeufs, je vis qu'ils étaient tous clairs. Il fallait le
voir, le cou dressé, les ailes pendantes avec le miroir alaire blanc très
apparent, faire la cour aux femelles... Aussi, dès que les premiers oeufs furent pondus, je les remplaçais par des oeufs factices afin de les mettre à couver tous ensemble. A ma grande surprise, ils furent tous fécondés. L'élevage se
passa normalement. Par contre, au sevrage, j'ai laissé les jeunes un jour de
trop et cela a été fatal à deux d'entre eux. En effet, le mâle, à coups de
bec, leur a complètement déplumé la tête et j'ai trouvé ceux-ci au fond de
la volière avec des hématomes et les yeux boursoufflés. J'ai vite séparé le
mâle.
Pierre CAREL |
Avec
89 Points, |
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La prétention de cet article n’est pas de donner une liste exhaustive des mutations de canaris, ni de donner une description des couleurs conforme aux standards de concours, ni même de décrire les différentes mutations. Il répond uniquement à un besoin formulé par les novices de la canariculture sur différents forums : comment déterminer la couleur de base de son canari parmi les dizaines de mutations existantes et les centaines de variétés découlant de la combinaison de ces mutations. Je ne développerai donc que les types classiques en lipochromes et mélanines, renvoyant mon lecteur pour plus de détails au livre de M.POMAREDE (réf.01).
I.
Le canari sauvage.
Il est impossible de parler des couleurs du canari sans se référer au canari sauvage.
Son plumage vert est la résultante des trois pigments que le canari sauvage peut synthétiser : un caroténoïde ou lipochrome, le jaune, et deux mélanines, l’eumélanine noire et la phaéomélanine brune.
Les mélanines se déposent sur une couleur de fond, le lipochrome (ici, le jaune), l’axe central de la plume étant noir et sa périphérie brune foncée. La superposition de l’ensemble donne la couleur verte.
II.
Les Lipochromes :
A. les différents types de lipochromes classiques : lipochromes aux yeux noirs.
Il existe actuellement trois
types de lipochromes, pouvant être répartis en trois classes phénotypiques
: intensif, schimmel et mosaïque.
Ces canaris lipochromes ont
les yeux noirs, ce qui prouve qu’ils sont capables de fabriquer
de la mélanine mais qu’elle n’apparaît pas dans le plumage.
3 types de lipochromes
:
- jaune (caroténoïde jaune)
- orange (caroténoïde
orange : facteur rouge issu de l'hybridation avec le tarin rouge)
-
blanc : absence de lipochrome jaune ou rouge.
Remarques :
La
sous-plume des lipochromes est blanche.
Les blancs peuvent relever
de deux mutations distinctes :
- Blanc dominant : présence
d’une faible barre alaire jaune.
- Blanc récessif :
blanc pur
Deux qualités de coloration
:
- Intensif : le lipochrome orange ou jaune
colore entièrement la plume, l'oiseau apparaît unicolore et homogène
(une seule couleur visible) en terme de coloration. Le plumage est
souvent court et serré.
- Schimmel : le pigment ne se
dépose pas jusqu'à la pointe de la plume, le plumage semble givré
de blanc. Il y a deux couleurs visibles, jaune (orange) et un peu
de blanc, mais d'une teinte relativement homogène. Le plumage est
généralement long et "bouffant".
Remarque :
Les canaris
blancs au plumage serré sont assimilés aux intensifs, et ceux au
plumage bouffant aux schimmels. Les facteurs intensif et schimmel
ne se limitent pas à l’intensité de la coloration (les blancs étant
des canaris sans coloration apparente).
Deux qualités de répartition
du lipochrome :
- non-mosaïque : l'oiseau est entièrement
jaune ou orange, ou blanc. Il est unicolore.
- mosaïque
: deux couleurs visibles, jaune (orange) et blanc, intensif ou non,
plumage bicolore hétérogène car le lipochrome jaune ou orange est
visible uniquement aux points d'élection, masque, sourcil, poitrine,
épaule et croupion. Un canari blanc ne peut donc pas être mosaïque.
Il existe un dimorphisme sexuel entre mâle et femelle, puisque le
masque et la poitrine colorés du mâle sont faiblement colorés chez
la femelle, seule la coloration du sourcil subsistant du masque
ainsi que quelques traces colorées sur la poitrine.
B. les canaris mélanines à aspect de lipochrome.
Il s’agit de canaris aux
yeux rouges dont le cumul de plusieurs mutations leur donne un aspect
de lipochrome. Je ne citerai pour exemple que les isabelles opales
pastels.
Ces canaris ont leur mélanisation très freinée du fait
du cumul de plusieurs mutations. L’iris n’étant pas coloré, les
vaisseaux sanguins se voient par transparence, d’où la couleur rouge
des yeux. Le même phénomène se produit pour les plumes, où la seule
couleur visible est celle du caroténoïde jaune ou orange, ou de
l’absence de caroténoïde, le blanc.
Seul un suivi rigoureux de
la part de l’éleveur permet de déterminer le génotype de ces oiseaux.
C. Les mutations affectant les lipochromes classiques :
L’ivoire, qui adoucit le lipochrome, et le mosaïque, qui délimite le lipochrome en certaines régions précises du plumage. Pour plus de renseignements, voir la référence (réf.01).
III. Les Mélanines :
A. Les mélanines classiques.
Il existe 4 types de mélanines
classiques.
1) les noirs-bruns :
Ils ont 2 types
de mélanines,
- l'eumélanine.........: pigment noir, déposé
essentiellement dans l'axe central de la plume
- la phaéomélanine.:
pigment brun, déposé essentiellement à la périphérie de la plume
La peau, le bec, et les pattes sont foncés.
Les
yeux sont noirs et la sous plume noire-grise foncée.
Les flammes
dorsales (stries) sont longues, noires sur fond brun foncé.
2) les agates
:
Ils ont aussi aussi les 2 types de mélanines, mais
la phaéomélanine est fortement réduite.
La peau, le bec,
et les pattes sont clairs.
Les yeux sont noirs et la sous plume
noire-grise foncée.
Les flammes dorsales (stries) sont courtes,
noires sur fond gris clair.
3) les bruns :
Il
n'y a pas de noir dans le plumage, seul la mélanine brune est visible.
Le
brun foncé remplace le noir du canari sauvage, et le brun clair
remplace le brun du canari sauvage.
La peau, le bec, et
les pattes sont clairs.
Les yeux, légèrement rougeâtres les
premiers jours de vie, deviennent rapidemment noirs. La sous plume
est grise foncée.
Les flammes dorsales sont brunes foncées sur
fond brun clair.
4) les isabelles :
Ils
résultent de la combinaison des mutations agate et brune.
La
peau, le bec, et les pattes sont très clairs.
Les yeux
sont noirs-rougeâtres et la sous plume grise claire.
Les flammes
dorsales sont brunes claires sur fond beige.
B.Les mutations affectant les mélanines classiques.
L’opale, l’ino, le topaze, le pastel, le pastel ailes grise, l’eumo, le satiné….pour ne citer qu’elles. Personnellement, je n’ai élevé que les mutations opales dans les 4 types classiques de mélanines, pastel, en agate, brun, noir-brun, ainsi que les combinaisons en opale-pastel pour le brun. Je ne suis donc pas qualifié pour bien décrire l’ensemble des mutations existantes. Pour plus de renseignements, voir la référence (réf.01).
III. Dénomination des variétés de base chez les canaris couleurs.
Noir-brun à fond jaune :
canari vert. Le canari sauvage est un canari vert.
Noir-brun
à fond blanc : canari bleu.
Noir-brun à fond rouge : canari bronze.
Autres
mélanines à fond jaune : mélanine dorée (ex
: isabelle doré).
Autres mélanines à fond blanc : mélanine argentée
(ex : agate argenté).
Autres mélanines à fond rouge : mélanine
rouge (ex : brun rouge).
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J’espère avoir apporté clairement aux novices les notions de bases que tout autre éleveur que moi aurait pu donner, et invite toute personne souhaitant apporter des rectifications ou compléments à me contacter par e-mail. SCHLUB
Stéphane |
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Référence :
(réf.01)
: <<Le canari - précis de canariculture>> Maurice POMAREDE,
édition du point Vétérinaire, 2° édition, 1992.
Par Pierre CAREL, titulaire du certificat de capacité
J’élevais le roselin du Mexique en couleur classique. L’opportunité de me rendre à Reggio (Italie) à une grande bourse aux oiseaux me permit d’acquérir ce magnifique oiseau en mutation : j’ai pu admirer des phaeos, des bruns. Comme beaucoup de mutations (verdier, sizerin, chardonneret…) il semblerait que le brun sorte en première mutation et soit le plus proche de la couleur classique.


L’éleveur m’a informé que la mutation est récessive. Donc me voilà parti, novembre 2003, avec un mâle phaeo et une femelle classique récessive pour cette couleur.
Ce couple, installé dans une volière extérieure, a passé l’hiver sans problème : un bon mélange canari auquel j’ai rajouté du petit tournesol strié, du chenevis, du cardy et de la pâtée Bevo à laquelle j’ai rajouté de la canthaxantine afin que le mâle puisse conserver sa belle couleur rouge sur le front et le poitrail.
La femelle pondit 4 œufs, le premier le 28/03/04 et elle commença à couver le 1/4/04. A 5 jours, je mirai les œufs : 3 furent fécondés sur les 4. J’avais systématiquement prélevé les œufs jusqu’au quatrième. D’une part pour avoir une naissance groupée ensuite pour que le mâle ne les pique pas (certains mâles ont cette fâcheuse tendance, cela m’est arrivé avec un couple de roselin classique). Pour assurer la couvaison, comme je ne possédais pas encore cette mutation, j’ai mis les 4 œufs à couver sous un couple de canaris. L’éclosion groupée eut lieu le 13/4/04.

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J’avais hâte de savoir combien de roselins mutants sortiraient. En fait, sur les 3, il y a un mutant et deux classiques porteurs de cette mutation. J’ai bagué les jeunes roselins le 20/4/04 en diamètre 2,9 (étant élevés par un couple de canaris). J’envisage plus tard de faire des hybrides dans cette mutation.
En théorie, un mâle phaeo x couleur classique / phaeo :
25% de mâles classiques / phaeo
25% de mâles phaeo
25% de femelles classiques / phaeo
25% de femelles phaeo
Le nid en osier comme pour les canaris a été entièrement garni de fibre de coco, aucun brun de sisal ou coton qui étaient à disposition n’a été utilisé. Les œufs, de couleur bleue marqués de quelques points bruns, sont plus petits que ceux du bouvreuil et plus allongés. Son chant est fort et rapide avec des notes courtes.
J’aime bien cet oiseau. Il est préférable de le tenir en couple car avec d’autres mâles d’espèces différentes, il est querelleur en période de nidification.
Voilà ce qu’on peut dire de cet oiseau qu’on rencontre fréquemment dans les expositions.
Pierre Carel
PierreNature@aol.com
par Danièle Sastre
Du nouveau dans la législation française concernant l’élevage amateur d’oiseaux protégés car appartenant à des espèces considérées comme en danger par la Convention de Washington (en vigueur depuis le 1er juillet 1975) :
Jusqu’alors la législation stipulait
que tout oiseau né en élevage qui était de même
espèce (même forme, même couleur) qu’un oiseau
né dans la nature était considéré comme sauvage
donc non domestique. En conséquence, toute personne qui souhaitait
détenir un tel oiseau (né en élevage ou non) devait
demander l’autorisation d’élever cet oiseau. Pour obtenir
cette autorisation (certificat de capacité) la personne devait
prouver qu’elle était un éleveur quasi « professionnel
» et avait acquis toutes les connaissances nécessaires pour
l’élevage de cette espèce…
Comment peut-on être un éleveur confirmé d’une
espèce que l’on n’a pas pu détenir ? Comment
prouver qu’on élève bien un oiseau qu’on n’a
pas le droit d’avoir ? C’était une des contradictions
d’une législation qui par ailleurs avait le mérite
de « contrôler le commerce en veillant à ce qu’il
ne conduise pas à une surexploitation des espèces menacées,
et qu’il n’aggrave pas les autres menaces mettant déjà
leur survie en danger ».(Convention de Washington)
Pour prouver qu’un oiseau était né en élevage et non pas capturé, les éleveurs auraient pu mettre en avant le fait qu’il portait une bague fermée inviolable. Toutefois cet argument n’a jamais été reconnu comme une preuve car il est toujours possible de dénicher des oisillons de moins d’une semaine et de leur passer de telles bagues comme on le fait en élevage. Par ailleurs, il est, hélas, possible de baguer un oiseau adulte capturé à l’aide d’une bague fermée mais de plus grande taille que celle qui correspond à son espèce…
Il était donc nécessaire de permettre aux éleveurs sérieux d’élever ces oiseaux afin de les faire mieux connaître et par là même d’aider à la sauvegarde de leur espèce. Il était également nécessaire de donner aux défenseurs des animaux et de leurs droits, censés les protéger de la capture et du trafic, une législation qui tienne compte des demandes de chacun sans condamner les élevages amateurs à la clandestinité ou à l’asphyxie.
Cette loi existe désormais depuis l’arrêté du 10 août 2004, et est maintenant officielle suite à la signature en date du 12 octobre 2004 et à la diffusion aux administrations concernées.
Ce nouvel arrêté modifie la loi de 1994 en faisant passer du statut d’oiseaux non domestiques à celui de domestiques des espèces qui sont donc maintenant autorisées à l’élevage même non professionnel. « A partir de maintenant, toutes les variétés mutantes d’oiseaux élevés dans les principaux pays et ayant un standard international, y compris les variétés mutantes d’oiseaux de Faune Européenne se trouvent incluses dans cette circulaire et sont à présent dispensées de toute formalité administrative pour leur transport et leur participation aux expositions. » (Jacques Faivre et Alain Chevalier à propos d’une note reçue émanant du ministère de l’écologie et du développement durable)


Pour ce qui concerne les Fringillidés, voici la liste retenue :
Serinus canaria serin des canaries races et variétés domestiques
Carpodacus mexicanus roselin du Mexique variétés brune et phaéo
Carduelis sineca verdier de Chine variétés brune agate et lutino
Carduelis spinoïdes verdier de l’Himalaya variétés brune agate et lutino
Carduelis cucullata tarin rouge du Venezuela variétés brune, pastel
Carduelis spinus tarin des aulnes variétés brune, verte, agate, isabelle
Carduelis flammea sizerin flammé variétés brune, agate, isabelle, pastel, brun pastel
Carduelis carduelis chardonneret élégant variétés blanche, brune, agate, pastel, isabelle, satiné, lutino
Carduelis chloris verdier variétés isabelle, agate, brune, isabelle satiné, lutino
Pyrrhula pyrrhula bouvreuil variétés pastel, brune, brun pastel
Fringilla coelebs pinson des arbres variétés brune, agate, opale
Tous ces oiseaux en mutation sont à présent considérés
comme « domestiques » et pourront donc faire partie d’un
« élevage d’agrément » reconnu officiellement
sans que l’éleveur ait le certificat de capacité.
Les variétés domestiques dont les indigènes en mutation
font à présent partie, sont libres de transport, d’exposition
et de commercialisation.
Pour les espèces relevant de l’annexe A, une autorisation
préfectorale est toujours nécessaire mais elle ne s’applique
qu’à peu d’espèces, le seul fringillidé
concerné étant le tarin rouge.

L’autorisation est subordonnée à certaines conditions
comme l’acceptation de visites de l’élevage par les
agents chargés des contrôles et la tenue de registres côtés
et paraphés.
La définition de l’élevage d’agrément
qui a été retenue n’est pas celle du particulier qui
le pratiquerait en tant que loisir et n’en tirerait pas de revenus
substantiels mais celle du système des quotas c'est-à-dire
du nombre d’oiseaux qui sont élevés, selon les annexes,
espèces par espèces, auxquelles ils appartiennent.
Par exemple, pour les espèces pour lesquelles il n’y a pas
de menace dans la nature, on peut parler d’élevage d’agrément
pour un maximum de 60 ou 100 individus (selon l’espèce).
Au-delà, il faut passer le certificat de capacité et demander
une autorisation d’ouverture d’élevage.
Pour les espèces protégées en phénotype sauvage,
un quota de 6 adultes a été fixé. Si l’on veut
en posséder plus, il ne s’agit plus d’un élevage
d’agrément et il faut demander l’ouverture d’un
établissement d’élevage.
A présent, la bague fermée est reconnue comme preuve de la naissance de l’oiseau en élevage mais celle-ci devra correspondre à des normes très strictes et devra porter le numéro de chaque éleveur.
Danièle Sastre
par Pierre Carel
L'année 2004 j'avais déjà hybridé linotte mélodieuse x bouvreuil et roselin du Mexique X bouvreuil. Auparavant, j'avais essayé sans préparation l'hybridation chardonneret x bouvreuil et évidemment les pontes furent toutes claires. Donc en 2005 je mettais en présence un mâle de chardonneret robuste (Carduelis carduelis major) avec une femelle bouvreuil ponceau (Pyrrhula pyrrhula pyrrhula) ramenée d'une exposition bourse à REGGIO EMILIA. Nous étions en novembre, ils eurent donc tout l'hiver pour s'entendre. Je les logeais seuls dans une volière de 1,5 m sur 2m sur 0,80. Je remarquais qu'ils picoraient fréquemment et ensemble des baies de pyracantha. L'absence d'animosité m'autorisait à fonder beaucoup d'espoir.
La femelle commença assez tard à nicher, vers mi-juin. J'assistais à distance au nourrissage du mâle chardonneret donnant la becquée à la femelle bouvreuil. 6 œufs furent pondus, ils étaient tous clairs. La première fois je les avais enlevés tous les matins à 9h. Aussi à la deuxième ponte je laissais faire et après avoir attendu 5 jours pour les mirer après le dernier œuf, je fus déçu de constater à nouveau que les 6 œufs étaient encore clairs. La troisième ponte nous amena en août et déjà les verdiers étaient en mue. Sans conviction j'avais marqué sur un carnet « chardonneret x bouvreuil à mirer le 9/8, éclosion prévue le 17/8 et baguer le 24/8 ».
Un matin après avoir nourri les oiseaux de la volière,
je mirai à nouveau les 6 œufs. Cette fois un seul sur
les 6 était bien sombre. Je laissai celui-ci avec 2 autres,
clairs, de manière qu'il lui en reste 3, au cas où le
petit naîtrait. Il pourra alors reposer sur les œufs,
sans se faire écraser par la femelle. Trois à quatre
jours après je contrôlai de nouveau pour en être
certain. La femelle cette fois restant sur le nid, je dus la soulever
pour accéder aux œufs. Au mirage, cela ne faisait aucun
doute : il était bien fécondé. Aussi, à l'approche
de l'éclosion je fournissais d'avantage de petits escargots
et des pinkis décongelés. 2 jours après la
date prévue de l'éclosion, je me tenais à distance
pour voir si une fois descendue du nid, elle nourrissait. Et en
effet, sitôt après avoir quitté le nid, elle
allait manger quelques pinkis et des escargots que je donnais entiers.
Elle ne prenait que la partie tendre de l'escargot qui dépassait.
Par la suite je passais devant la volière sans la calculer
pour lui laisser sa tranquillité et je ne m'attardais pas
quand je lui donnais la nourriture. Il me tardait d'être
au baguage, chose faite le 24/8/06 . J'avais masqué la bague
avec du sparadrap couleur chair.
C'est seulement quand le jeune a quitté le nid que j'ai
aperçu le mâle chardonneret le nourrir. Je me disais
: « pourvu que ce soit un mâle », et fin septembre,
je voyais le début du masque prendre sa couleur. Mon premier
hybride chardonneret major x femelle bouvreuil ponceau a les caractéristiques
du père à 50% : miroir alaire bien jaune, lune de
queue, masque ; et de par la taille, la forme de la femelle bouvreuil.

Jeune hybride Chardonneret x Bouvreuil
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Hybride de Chardonneret x Bouvreuil

Père Chardonneret
(fond gauche),
Sur le perchoir à gauche Mère Bouvreuil, à
droite jeune hybride
En conclusion je trouve que l'hybride chardonneret x bouvreuil est un bijou. Par contre en trois pontes, 18 œufs pondus pour juste, à la dernière, avoir un seul œuf fécondé… Je laisse ce couple ensemble et qui sait, peut-être l'an prochain y aura-t-il plus d'œufs fécondés, on verra ! Je conseille à tous les amateurs d'hybrides de travailler avec la femelle bouvreuil : cela donne des oiseaux spectaculaires que l'on ne rencontre pas dans tous les nationaux. En fait avec des oiseaux de propre élevage calmes cela se passe aussi bien pour l'hybridation que n'importe quel fringillidé. Ne pas oublier de donner de la nourriture animale pour l'élevage et leur laisser la tranquillité.
CAREL Pierre
Eleveur capacitaire.
Article rédigé le 2006-11-30
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