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Développement d’un hybride

[Verdier de l’Himalaya X Canari Agate pastel Mosaïque Rouge porteuse d’opale]
(Carduelis spinoides X Serinus canaria)


par Stéphane Schlub

Né en volière la troisième semaine de-juin 2002, de l’accouplement d’un mâle verdier de l’Himalaya et d’une femelle canari Agate Pastel Mosaïque Rouge porteuse d’opale, l’hybride présenté dans cet article est mon premier et unique exemplaire de cette hybridation.

Bien que non-prémédité, cet accouplement était prévisible, sinon probable au vue des circonstances.
En effet, dans la volière extérieure (5m X 2m X 2m) au sol gazonné et plantée de sureaux, ifs et thuya, seuls un couple formé de verdier à tête noire ainsi que quatre femelles canaris, sans mâle reproducteur, étaient avec le mâle verdier de l’Himalaya (VdH), sa compagne Himalaya et un couple de verdier de Chine (Carduelis sinica).
Malheureusement, une attaque de martres au milieu du printemps décima mes couples reproducteurs :
- décès du mâle verdier à tête noire, que j’ai pu heureusement remplacer peu de temps après. Ce nouveau couple aura tout de même deux jeunes cette année-là (cf réf.01).
- décès du mâle verdier de Chine, la femelle survivra malgré la perte de sa patte gauche
- décès de la femelle verdier de l’Himalaya.

Voilà donc comment en saison de reproduction, ce mâle Himalaya s’est retrouvé seul, avec des cousins « tête noire » en train de construire leur nid. Il faut croire que cela lui a donné des idées, quoiques discrètes, puisqu’il n’y eut pas de parade visible, pas d’envolée extatique ni de chant destiné à séduire les femelles -canaris- présentes.
Ces dernières, avec du soleil, de la verdure, des branches et de quoi faire un nid ne se posaient pas de question : elles bâtissaient et se proposaient à l’accouplement. Mais même ainsi, une seule des quatre femelles fut acceptée par le mâle verdier de l’Himalaya, et de la seule ponte résultante, un unique œuf fut fécondé.

Ici s’achève l’histoire de l’hybridation proprement dite, car le verdier de l’Himalaya ne s’occupa ni de la femelle canari ni du jeune hybride.

 

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mère de l’hybride (04-11-2002)

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père de l’hybride (26-07-2003)

Mais l’histoire de l’hybride, elle, se poursuit encore en ce mois de juillet 2003 !
En effet, comme pour les oisillons de la plupart des espèces au plumage coloré, le jeune hybride vint au monde avec une peau foncée, produisant un plumage juvénil assez discret, aux teintes noires, brunes et grisâtres, sans couleurs vives.
Des marques couleur chamois et grises agrémentaient les rémiges noires, lesquelles rompaient la monotonie des marques du dos, brunes et noires, si caractéristiques des canaris mélaniques.
Les amateurs d’hybrides savent que les marques chamois sur les ailes sont prometteuses, en général, de barres alaires colorées. Dans ce cas précis, une barre alaire jaunâtre était envisageable. Cet espérance fut comblée quelques jours après la sortie du nid, l’hybride ayant pris de la couleur au niveau des barres alaires, très petites, jaune-orangées, rappelant celles des hybrides mélaniques de chardonnerets et de canaris. Les rectrices externes se colorèrent de la même teinte.
Le dos était donc typiquement canari, tandis que la tête semblait être un mélange, dans sa forme et ses couleurs, des caractéristiques faciales des parents.

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Hybride au 13 juillet 2002

Dans l’ensemble, le plumage de l’hybride ne laissait rien présager d’exceptionnel.
Ce n’était pas grave, je pouvais toujours espérer que ce soit un mâle, auquel cas la découverte du chant serait d’une grande satisfaction.

Au bout de quelques semaines, première surprise : le masque de l’hybride se dessine,laissant deviner le masque du VdH, confirmant encore l’ascendance spinoides qui transparaît rien que dans le maintient de l’oiseau; la surprise étant que le lipochrome du masque, au lieu d’être jaune comme son père, apparut orange comme sa mère canari (rappelons que le facteur orange du canari provient à l’origine de l’hybridation tarin rouge du Vénézuela X canari).
Toutefois, le développement du masque ne se poursuivit pas à l’automne, soit qu’il n’apparaisse pas entièrement lors de la première mue et qu’il faille attendre la mue du printemps suivant, soit que le masque soit atrophié chez l’hybride. En tout cas, ce phénomène est à rapprocher du développement des barres alaires de l’hybride. Si les petites barres alaires jaunes-orangées se mirent rapidement en place, les marques chamois des couvertures ne changèrent pas de coloris, du moins cette première année. Bien qu’ayant une première expérience d’hybridation avec le verdier de l’Himalaya (cf réf.02) mais ne possèdant pas de renseignement précis sur le développement des C.spinoides de propre espèce ou de leurs hybrides avec les canaris, je me forgeais ma propre expérience à chaque découverte, au jour le jour.

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Hybride au 04 novembre 2002 - Hybride au 23 novembre 2002


L’hiver vint et s’en alla sans que l’hybride ne changea dans ses coloris. Bien que ne l’ayant pas encore vu chanter jusqu’à ce moment-là, je pensais que le jeune hybride était un mâle.

Enfin approcha le printemps 2003, et avec lui la promesse d’avoir les réponses à mes questions : est-ce bien un mâle ? Comment sera son chant ? Va-t-il acquérir un plumage nuptial sinon mature à la mue de printemps ?

Dès la sortie en volière, fin mars 2003, le doute quand au sexe fut levé. L’hybride était bien un mâle, qui chantait du matin au soir, et cela devait durer ainsi pendant trois mois.

Comment décrire ce chant ?
Court à mi-long en durée, en prenant comme référence le chant d’un canari. Et aussi puissant que les chants des verdiers.
La trille caractéristique des verdiers est nettement reconnaissable. Ne connaissant pas le chant des verdiers de l’Himalaya, je ne peux en dire tellement plus, si ce n’est que les parties canaris et « autres », c’est à dire verdier de l’Himalaya ou un mélange des deux chants parentaux, sont bien discernables. En matière de chant de verdiers, mes références sont les chants des verdiers d’Europe et des verdiers à tête noire.
L’hybride commence son chant à la manière verdier à tête noire (cf.trille Hybride 02)ou à la manière canari (cf.chant Hybride 12). Le chant typique entendu le plus souvent est le chant 10 ci-dessous (cf.chant Hybride 10). Toutefois, des chants presque aussi long que ceux des canaris ont été entendus, mais je n’ai pu les enregistrer pour l’instant.


Ce n’est certes pas le plus beau des chants, mais j’ai eu l’immense plaisir de découvrir celui-ci, et je continue de répertorier ses variantes.

La mue de printemps, en mars-avril, n’apporta que peu de changement dans le plumage du jeune mâle alors même que son père se paraît du plumage nuptial. Fin mai, l’hybride avait toujours le même type de plumage, les couleurs étant simplement plus vives alors que j’espérais un changement plus important, analogue à celui du verdier de l’Himalaya.

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Hybride au 26 mai 2003

Mais cet hybride est réellement plein de surprises, puisque voilà qu’au mois de juin, celui-ci se remit à muer, mettant un terme du même coup à toutes vocalises, son caractère même se modifiant pour passer du caractère de canari, peu craintif, à celui des autres verdiers exotiques de la volières, se méfiant de l’homme.
Et cette fois-ci, alors même que je pensais que des changements majeurs du plumage n’interviendraient plus, le plumage mature se mit en place : les petites, moyennes et grandes couvertures, auparavant de couleur chamois, devinrent orange.
L’orange s’étendit également de la partie supérieure de la poitrine jusqu’à l’abdomen, lequel perdit ses marques noires-brunes pour devenir blanc. Le croupion se para du même lipochrome, de même que les sous-et sus-caudales.
Les marques de la tête, noires chez le verdier de l’Himalaya, semblent devenir plus claires, passant du brun-gris foncé au gris clair, tout comme la nuque. Le dos s’est aussi légèrement éclairci.
En définitive, l’oiseau a énormément gagné en contraste.


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Hybride au 29 juin 2003 - Hybride au 26 juillet 2003

A l’heure où j’écris cet article, fin juillet 2003, le plumage de l’hybride a l’air de s’être stabilisé, au bout de la troisième mue.

Je guette toujours l’apparition d’un masque noir, mais je crois bien que l’évolution du plumage en restera là.

A moins que la mue de septembre ne me réserve une ultime surprise ?

 


Remarques :

-photos : les oiseaux sont présentés en plumage naturel, sans coloration.
Photo.01-02 et 05-08 : photographies optiques réalisées avec un NIKON F50 et zoom SIGMA 28-105mm
Photo.03-04 et 09-12 : photographies prises avec le camescope numérique SONY TRV50E
Photo.09 : l’utilisation du flash donne un reflet jaune au lipochrome orange.

-sons : enregistrements effectués avec le camescope numérique SONY TRV50E
Chants.08, 10 et 13 : noter la présence de pépiements isolés de canaris.


Références :

Réf 01 : SCHLUB Stéphane, 2002, <<Le Verdier d’Oustalet (Carduelis ambigua) ou Verdier à tête noire, premières expériences d’élevage>>, http://bestofpiafs.free.fr/bestof/E6a.php .
publié sur le site de MAURISOT Alice : « Best of Piafs ».

Réf 02 : SCHLUB Stéphane,1997, description de l’hybride chardonneret X verdier de l’Himalaya,
publié dans « LE VERDIER D’EUROPE [Carduelis chloris (Linné)], et ses cousins, les Verdiers orientaux » RUELLE Marcel, 1997, p.365.


Contact :

SCHLUB Stéphane : stephane.schlub@wanadoo.fr

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Les plantes aromatiques
et leurs utilisations pour nos oiseaux

Par Pierre MALBURET

Les plantes aromatiques peuvent s’utiliser de multiples façons ; en huiles essentielles, en ‘frais’, en produit sec, en infusion... Toutes les méthodes sont bonnes, le seul but étant simplement de rendre à nos oiseaux leur santé par des produits ‘BIO’ au lieu de passer systématiquement par des antibiotiques. L’effet est réel et les plantes aromatiques peuvent s’utiliser toute l’année aussi bien de façon curative que préventive.

 

Les huiles essentielles sont certainement le moyen le plus simple à utiliser pour les éleveurs qui ne possèdent pas de jardin. De nos jours on peut s’en procurer un peu partout, mais attention à la qualité, qui doit être BIO et le produit certifié.

Les huiles essentielles s’utilisent :

Soit en diffusion dans la pièce d’élevage à l’aide d’un diffuseur électrique et d’un minuteur (pratique pour pouvoir fractionner les temps de diffusion, environ 5 minutes toutes les 3 heures).

Soit directement dans l’eau de boisson à la dose d’une à deux gouttes par litre d’eau, toujours additionné d’un dispersant. En effet l’huile se disperse très mal dans l’eau. Vous devez donc acheter un dispersant (vendu dans la même boutique) ou alors disperser la ou les gouttes d’huile dans une petite cuillère de sucre (glace, roux, poudre) ou de lait en poudre. Vous diluerez ensuite le tout dans de l’eau tiède.

Les trois huiles essentielles que j’utilise sont le thym, la sarriette et l’origan qui ont toutes trois des propriétés antiseptiques très puissantes, anticoccidiens et vermifuges. Excellentes pour les voies respiratoires et digestives. Elles combattent les crampes d’estomac, les fermentations intestinales, les diarrhées, les états grippaux et activent l’élimination des toxines par la transpiration et les urines.

Pour ma part je n’utilise les huiles essentielles qu’en hiver, étant donné que les plantes ont le feuillage trop dur à cette période de l’année. Je suis horticulteur et donc produit mes propres plantes pour mes oiseaux. Je leur fourni donc de la sarriette, du thym, de l’origan, de la pimprenelle et de l’oseille en ‘frais’ au printemps, en été et en automne. A titre d’exemple un couple de bouvreuil mange facilement un pot d’une de ces cinq plantes en 24 heures.

L’oseille et la pimprenelle ne sont pas à proprement parler des plantes aromatiques mais plutôt  des plantes médicinales et condimentaires.

La pimprenelle (Sanguisorba minor) est très riche en vitamines C, c’est un excellent complément alimentaire. En outre elle combat les troubles intestinaux et les diarrhées ;arrêtent les hémorragies et favorise la cicatrisation. Très peu cultivée, elle se trouve par contre dans tous les champs et sur toutes les collines du Sud dela France.

L’oseille (Rumex acetosa) est riche en fer, magnésium, vitamines C et provitamines A, elle est très facile à cultiver et se trouve partout en France. Il en existe plusieurs variétés potagères.

Vous pouvez donc facilement cultiver ces plantes dans votre jardin ;

soit en pleine terre et dans ce cas vous couperez régulièrement des feuilles ou des branchettes que vous donnerez à vos oiseaux.

Soit en pot et vous rentrerez directement le pot dans la cage ou la volière. Ne laissez pas le pot plus de 48 heures dans la cage sinon les oiseaux mangeront même l’écorce et les racines. La plante sera alors définitivement perdue. En l’enlevant assez tôt, elle pourra refaire des feuilles bien tendres et vous pourrez la remettre dans la cage dans le mois qui suit. Avec plusieurs pots vous pouvez ainsi faire un roulement.

Si vous cultivez vous-même vos plantes, ne les traitez surtout pas, au contraire distribuez les pleines de pucerons, vos oiseaux en seront ravis. En période de nourrissage nos amis ailés sont certainement le meilleur des insecticides.

Si vous utilisez des plantes fraîches achetées en magasin, je vous conseille de les mettre en quarantaine dans un coin du jardin environ un mois. Ceci pour éviter tout problème éventuel de toxicité causé par les traitements phytosanitaires (insecticides ou fongicides). Les produits les plus dangereux utilisés par les horticulteurs ont une rémanence maximum de trois semaines. Passé ce laps de temps, les plantes redeviennent saines et parfaitement consommables par les oiseaux.

En infusion le procédé est simple. Il s’agit juste de jeter dans une casserole d’eau bouillante quelques branchettes ou feuilles de plantes (fraîches ou sèches) Coupez le feu, couvrez le récipient et laissez infuser 5 à 6 minutes. Laissez refroidir et allez servir vos oiseaux.

Une autre façon d’utiliser les plantes aromatiques est de s’en servir comme fond de cage (en supplément des autres matériaux utilisés, sable, litière, écorce…)

Faites sécher au soleil vos tailles de plantes. Une fois sèchent vous les faites rouler entre vos mains au-dessus d’un seau pour débarrasser les branchettes de leurs feuilles. Une fois les feuilles récupérées vous pouvez les saupoudrer sur le fond de cage.

Les branchettes dénudées serviront de matériaux pour la construction des nids.

Tous les nids de mes fringilles ont une base en brindilles de plantes aromatiques.

Comme vous pouvez le constater rien n’est perdu. Il m’arrive même de saupoudrer les graines de mes mangeoires de feuilles sèchent. Les oiseaux adorent.

Bonne santé à nos amis.

 

Pierre MALBURET

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Hybridation Linotte Melodieuse X Canari
(acanthis cannabina X serinus canaria)

Par Pierre CAREL, titulaire du certificat de capacité
Pierrenature@aol.com

 

Depuis quelque temps, à l'occasion d'expositions, je ne voyais plus d'hybrides de linotte mélodieuse par canari. Ayant obtenu des jeunes au printemps 2002, je décidais de tenter à nouveau cette hybridation déjà réalisée il y a une quinzaine d'années. Je mis en présence un mâle linot avec deux femelles canari.

Mi-avril, les deux femelles à huit jours d'intervalle firent toutes les deux une ponte de 4 oeufs. Au sixième jour, au mirage des oeufs, je vis qu'ils étaient tous clairs.
Ensuite, quelques jours après, une deuxième ponte eut lieu, ce qui nous amena début mai. Entre temps je m'apercus que le mâle sifflait de plus en plus belle.

Il fallait le voir, le cou dressé, les ailes pendantes avec le miroir alaire blanc très apparent, faire la cour aux femelles...
Son chant mélodieux ne me laissait pas insensible, aussi en rentrant du travail je prenais cinq minutes pour l'écouter chanter tout en l'observant à distance...
J'étais pratiquement certain que cette fois les oeufs seraient fécondés car il n'arrêtait pas de courtiser les femelles allant de l'une à l'autre en sifflant sa ritournelle.

Aussi, dès que les premiers oeufs furent pondus, je les remplaçais par des oeufs factices afin de les mettre à couver tous ensemble. A ma grande surprise, ils furent tous fécondés.

L'élevage se passa normalement. Par contre, au sevrage, j'ai laissé les jeunes un jour de trop et cela a été fatal à deux d'entre eux. En effet, le mâle, à coups de bec, leur a complètement déplumé la tête et j'ai trouvé ceux-ci au fond de la volière avec des hématomes et les yeux boursoufflés. J'ai vite séparé le mâle.
Les deux jeunes n'ont pas survécu aux coups de bec répétés. Sur les 5 jeunes restants, j'ai pu faire un stam et un individuel.

Je pense que tous les jeunes devaient être des mâles et le père, pour être tranquille, avait commencé une élimination en règle. Aussi, je préviens ceux qui éventuellement tenteraient cette hybridation de séparer vite les jeunes dès qu'ils sont sevrés. Il y a 15 ans, je n'avais pas eu ce type de problème mais je ne donnais pas de pinkies décongelés pour l'élevage. Il est possible que ces protéines aient accentué l'ardeur du mâle au point de lui faire tuer ses jeunes.

Voilà en résumé ce petit article sur cet accouplemnt facile.

 

Pierre CAREL

 

 

Avec 89 Points,
cet hybride a été "classé" dans les 5 premiers
au Mondial de Lausanne (8 février 2004)

 

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Déterminer le type de base
de son canari de couleur

La prétention de cet article n’est pas de donner une liste exhaustive des mutations de canaris, ni de donner une description des couleurs conforme aux standards de concours, ni même de décrire les différentes mutations. Il répond uniquement à un besoin formulé par les novices de la canariculture sur différents forums : comment déterminer la couleur de base de son canari parmi les dizaines de mutations existantes et les centaines de variétés découlant de la combinaison de ces mutations. Je ne développerai donc que les types classiques en lipochromes et mélanines, renvoyant mon lecteur pour plus de détails au livre de M.POMAREDE (réf.01).


I. Le canari sauvage.

Il est impossible de parler des couleurs du canari sans se référer au canari sauvage.

Son plumage vert est la résultante des trois pigments que le canari sauvage peut synthétiser : un caroténoïde ou lipochrome, le jaune, et deux mélanines, l’eumélanine noire et la phaéomélanine brune.

Les mélanines se déposent sur une couleur de fond, le lipochrome (ici, le jaune), l’axe central de la plume étant noir et sa périphérie brune foncée. La superposition de l’ensemble donne la couleur verte.


II. Les Lipochromes :

A. les différents types de lipochromes classiques : lipochromes aux yeux noirs.

Il existe actuellement trois types de lipochromes, pouvant être répartis en trois classes phénotypiques : intensif, schimmel et mosaïque.
Ces canaris lipochromes ont les yeux noirs, ce qui prouve qu’ils sont capables de fabriquer de la mélanine mais qu’elle n’apparaît pas dans le plumage.

3 types de lipochromes :
 - jaune (caroténoïde jaune)
 - orange (caroténoïde orange : facteur rouge issu de l'hybridation avec le tarin rouge)
- blanc : absence de lipochrome jaune ou rouge.

Remarques :
La sous-plume des lipochromes est blanche.
Les blancs peuvent relever de deux mutations distinctes :
- Blanc dominant : présence d’une faible barre alaire jaune.
- Blanc récessif  : blanc pur

 

Deux qualités de coloration :
Intensif : le lipochrome orange ou jaune colore entièrement la plume, l'oiseau apparaît unicolore et homogène (une seule couleur visible) en terme de coloration. Le plumage est souvent court et serré.
- Schimmel : le pigment ne se dépose pas jusqu'à la pointe de la plume, le plumage semble givré de blanc. Il y a deux couleurs visibles, jaune (orange) et un peu de blanc, mais d'une teinte relativement homogène. Le plumage est généralement long et "bouffant".

Remarque :
 Les canaris blancs au plumage serré sont assimilés aux intensifs, et ceux au plumage bouffant aux schimmels. Les facteurs intensif et schimmel ne se limitent pas à l’intensité de la coloration (les blancs étant des canaris sans coloration apparente).

 

Deux qualités de répartition du lipochrome :
 - non-mosaïque : l'oiseau est entièrement jaune ou orange, ou blanc. Il est unicolore.
 - mosaïque : deux couleurs visibles, jaune (orange) et blanc, intensif ou non, plumage bicolore hétérogène car le lipochrome jaune ou orange est visible uniquement aux points d'élection, masque, sourcil, poitrine, épaule et croupion. Un canari blanc ne peut donc pas être mosaïque. Il existe un dimorphisme sexuel entre mâle et femelle, puisque le masque et la poitrine colorés du mâle sont faiblement colorés chez la femelle, seule la coloration du sourcil subsistant du masque ainsi que quelques traces colorées sur la poitrine.

 

B. les canaris mélanines à aspect de lipochrome.

Il s’agit de canaris aux yeux rouges dont le cumul de plusieurs mutations leur donne un aspect de lipochrome. Je ne citerai pour exemple que les isabelles opales pastels.
Ces canaris ont leur mélanisation très freinée du fait du cumul de plusieurs mutations. L’iris n’étant pas coloré, les vaisseaux sanguins se voient par transparence, d’où la couleur rouge des yeux. Le même phénomène se produit pour les plumes, où la seule couleur visible est celle du caroténoïde jaune ou orange, ou de l’absence de caroténoïde, le blanc.
Seul un suivi rigoureux de la part de l’éleveur permet de déterminer le génotype de ces oiseaux.

 

C. Les mutations affectant les lipochromes classiques :

L’ivoire, qui adoucit le lipochrome, et le mosaïque, qui délimite le lipochrome en certaines régions précises du plumage. Pour plus de renseignements, voir la référence (réf.01).

 

III. Les Mélanines :

A. Les mélanines classiques.

Il existe 4 types de mélanines classiques.
1) les noirs-bruns :
Ils ont 2 types de mélanines,
- l'eumélanine.........: pigment noir, déposé essentiellement dans l'axe central de la plume
- la phaéomélanine.: pigment brun, déposé essentiellement à la périphérie de la plume  
La  peau, le bec, et les pattes sont foncés.
Les yeux sont noirs et la sous plume noire-grise foncée.
Les flammes dorsales (stries) sont longues, noires sur fond brun foncé.

2) les agates :
Ils ont aussi aussi les 2 types de mélanines, mais la phaéomélanine est fortement réduite.
La  peau, le bec, et les pattes sont clairs.
Les yeux sont noirs et la sous plume noire-grise foncée.
Les flammes dorsales (stries) sont courtes, noires sur fond gris clair.

3) les bruns :
Il n'y a pas de noir dans le plumage, seul la mélanine brune est visible.
Le brun foncé remplace le noir du canari sauvage, et le brun clair remplace le brun du canari sauvage.
La  peau, le bec, et les pattes sont clairs.
Les yeux, légèrement rougeâtres les premiers jours de vie, deviennent rapidemment noirs. La sous plume est grise foncée.
Les flammes dorsales sont brunes foncées sur fond brun clair.

4) les isabelles :
Ils résultent de la combinaison des mutations agate et brune.
La  peau, le bec, et les pattes sont très clairs.
Les yeux sont noirs-rougeâtres et la sous plume grise claire.
Les flammes dorsales sont brunes claires sur fond beige.

 

B.Les mutations affectant les mélanines classiques.

L’opale, l’ino, le topaze, le pastel, le pastel ailes grise, l’eumo, le satiné….pour ne citer qu’elles. Personnellement, je n’ai élevé que les mutations opales dans les 4 types classiques de mélanines, pastel, en agate, brun, noir-brun, ainsi que les combinaisons en opale-pastel pour le brun. Je ne suis donc pas qualifié pour bien décrire l’ensemble des mutations existantes. Pour plus de renseignements, voir la référence (réf.01).

 

III. Dénomination des variétés de base chez les canaris couleurs.

Noir-brun à fond jaune : canari vert. Le canari sauvage est un canari vert.
Noir-brun à fond blanc : canari bleu.
Noir-brun à fond rouge : canari bronze.
Autres mélanines à fond jaune : mélanine dorée     (ex : isabelle doré).
Autres mélanines à fond blanc : mélanine argentée (ex : agate argenté).
Autres mélanines à fond rouge : mélanine rouge     (ex : brun rouge).

 

 

J’espère avoir apporté clairement aux novices les notions de bases que tout autre éleveur que moi aurait pu donner, et invite toute personne souhaitant apporter des rectifications ou compléments à me contacter par e-mail.

SCHLUB Stéphane
stephane.schlub@wanadoo.fr

 

Référence :
(réf.01) : <<Le canari - précis de canariculture>> Maurice POMAREDE, édition du point Vétérinaire, 2° édition, 1992.

 

Le roselin du Mexique ou roselin familier
(carpodacus mexicanus)

Par Pierre CAREL, titulaire du certificat de capacité

            J’élevais le roselin du Mexique en couleur classique. L’opportunité de me rendre à Reggio (Italie) à une grande bourse aux oiseaux me permit d’acquérir ce magnifique oiseau en mutation : j’ai pu admirer des phaeos, des bruns. Comme beaucoup de mutations (verdier, sizerin, chardonneret…) il semblerait que le brun sorte en première mutation et soit le plus proche de la couleur classique.

L’éleveur m’a informé que la mutation est récessive. Donc me voilà parti, novembre 2003, avec un mâle phaeo et une femelle classique récessive pour cette couleur.

Ce couple, installé dans une volière extérieure, a passé l’hiver sans problème : un bon mélange canari auquel j’ai rajouté du petit tournesol strié, du chenevis, du cardy et de la pâtée Bevo à laquelle j’ai rajouté de la canthaxantine afin que le mâle puisse conserver sa belle couleur rouge sur le front et le poitrail.

La femelle pondit 4 œufs, le premier le 28/03/04 et elle commença à couver le 1/4/04. A 5 jours, je mirai les œufs : 3 furent fécondés sur les 4. J’avais systématiquement prélevé les œufs jusqu’au quatrième. D’une part pour avoir une naissance groupée ensuite pour que le mâle ne les pique pas (certains mâles ont cette fâcheuse tendance, cela m’est arrivé avec un couple de roselin classique). Pour assurer la couvaison, comme je ne possédais pas encore cette mutation, j’ai mis les 4 œufs à couver sous un couple de canaris. L’éclosion groupée eut lieu le 13/4/04.

 

J’avais hâte de savoir combien de roselins mutants sortiraient. En fait, sur les 3, il y a un mutant et deux classiques porteurs de cette mutation. J’ai bagué les jeunes roselins le 20/4/04 en diamètre 2,9 (étant élevés par un couple de canaris). J’envisage plus tard de faire des hybrides dans cette mutation.

En théorie, un mâle phaeo x couleur classique / phaeo :

25% de mâles classiques / phaeo

25% de mâles phaeo

25% de femelles classiques / phaeo

25% de femelles phaeo

Le nid en osier comme pour les canaris a été entièrement garni de fibre de coco, aucun brun de sisal ou coton qui étaient à disposition n’a été utilisé. Les œufs, de couleur bleue marqués de quelques points bruns, sont plus petits que ceux du bouvreuil et plus allongés. Son chant est fort et rapide avec des notes courtes.

J’aime bien cet oiseau. Il est préférable de le tenir en couple car avec d’autres mâles d’espèces différentes, il est querelleur en période de nidification.

Voilà ce qu’on peut dire de cet oiseau qu’on rencontre fréquemment dans les expositions.

Pierre Carel

PierreNature@aol.com

A propos de l’arrêté du 10 août 2004
concernant l’élevage d’oiseaux considérés comme « non domestiques »

par Danièle Sastre

Du nouveau dans la législation française concernant l’élevage amateur d’oiseaux protégés car appartenant à des espèces considérées comme en danger par la Convention de Washington (en vigueur depuis le 1er juillet 1975) :

Jusqu’alors la législation stipulait que tout oiseau né en élevage qui était de même espèce (même forme, même couleur) qu’un oiseau né dans la nature était considéré comme sauvage donc non domestique. En conséquence, toute personne qui souhaitait détenir un tel oiseau (né en élevage ou non) devait demander l’autorisation d’élever cet oiseau. Pour obtenir cette autorisation (certificat de capacité) la personne devait prouver qu’elle était un éleveur quasi « professionnel » et avait acquis toutes les connaissances nécessaires pour l’élevage de cette espèce…
Comment peut-on être un éleveur confirmé d’une espèce que l’on n’a pas pu détenir ? Comment prouver qu’on élève bien un oiseau qu’on n’a pas le droit d’avoir ? C’était une des contradictions d’une législation qui par ailleurs avait le mérite de « contrôler le commerce en veillant à ce qu’il ne conduise pas à une surexploitation des espèces menacées, et qu’il n’aggrave pas les autres menaces mettant déjà leur survie en danger ».(Convention de Washington)

Pour prouver qu’un oiseau était né en élevage et non pas capturé, les éleveurs auraient pu mettre en avant le fait qu’il portait une bague fermée inviolable. Toutefois cet argument n’a jamais été reconnu comme une preuve car il est toujours possible de dénicher des oisillons de moins d’une semaine et de leur passer de telles bagues comme on le fait en élevage. Par ailleurs, il est, hélas, possible de baguer un oiseau adulte capturé à l’aide d’une bague fermée mais de plus grande taille que celle qui correspond à son espèce…

Il était donc nécessaire de permettre aux éleveurs sérieux d’élever ces oiseaux afin de les faire mieux connaître et par là même d’aider à la sauvegarde de leur espèce. Il était également nécessaire de donner aux défenseurs des animaux et de leurs droits, censés les protéger de la capture et du trafic, une législation qui tienne compte des demandes de chacun sans condamner les élevages amateurs à la clandestinité ou à l’asphyxie.

Cette loi existe désormais depuis l’arrêté du 10 août 2004, et est maintenant officielle suite à la signature en date du 12 octobre 2004 et à la diffusion aux administrations concernées.

Ce nouvel arrêté modifie la loi de 1994 en faisant passer du statut d’oiseaux non domestiques à celui de domestiques des espèces qui sont donc maintenant autorisées à l’élevage même non professionnel. « A partir de maintenant, toutes les variétés mutantes d’oiseaux élevés dans les principaux pays et ayant un standard international, y compris les variétés mutantes d’oiseaux de Faune Européenne se trouvent incluses dans cette circulaire et sont à présent dispensées de toute formalité administrative pour leur transport et leur participation aux expositions. » (Jacques Faivre et Alain Chevalier à propos d’une note reçue émanant du ministère de l’écologie et du développement durable)


Pour ce qui concerne les Fringillidés, voici la liste retenue :

Serinus canaria serin des canaries races et variétés domestiques

Carpodacus mexicanus roselin du Mexique variétés brune et phaéo

Carduelis sineca verdier de Chine variétés brune agate et lutino

Carduelis spinoïdes verdier de l’Himalaya variétés brune agate et lutino

Carduelis cucullata tarin rouge du Venezuela variétés brune, pastel

Carduelis spinus tarin des aulnes variétés brune, verte, agate, isabelle

Carduelis flammea sizerin flammé variétés brune, agate, isabelle, pastel, brun pastel

Carduelis carduelis chardonneret élégant variétés blanche, brune, agate, pastel, isabelle, satiné, lutino

Carduelis chloris verdier variétés isabelle, agate, brune, isabelle satiné, lutino

Pyrrhula pyrrhula bouvreuil variétés pastel, brune, brun pastel

Fringilla coelebs pinson des arbres variétés brune, agate, opale


Tous ces oiseaux en mutation sont à présent considérés comme « domestiques » et pourront donc faire partie d’un « élevage d’agrément » reconnu officiellement sans que l’éleveur ait le certificat de capacité. Les variétés domestiques dont les indigènes en mutation font à présent partie, sont libres de transport, d’exposition et de commercialisation.
Pour les espèces relevant de l’annexe A, une autorisation préfectorale est toujours nécessaire mais elle ne s’applique qu’à peu d’espèces, le seul fringillidé concerné étant le tarin rouge.


L’autorisation est subordonnée à certaines conditions comme l’acceptation de visites de l’élevage par les agents chargés des contrôles et la tenue de registres côtés et paraphés.
La définition de l’élevage d’agrément qui a été retenue n’est pas celle du particulier qui le pratiquerait en tant que loisir et n’en tirerait pas de revenus substantiels mais celle du système des quotas c'est-à-dire du nombre d’oiseaux qui sont élevés, selon les annexes, espèces par espèces, auxquelles ils appartiennent.
Par exemple, pour les espèces pour lesquelles il n’y a pas de menace dans la nature, on peut parler d’élevage d’agrément pour un maximum de 60 ou 100 individus (selon l’espèce). Au-delà, il faut passer le certificat de capacité et demander une autorisation d’ouverture d’élevage.
Pour les espèces protégées en phénotype sauvage, un quota de 6 adultes a été fixé. Si l’on veut en posséder plus, il ne s’agit plus d’un élevage d’agrément et il faut demander l’ouverture d’un établissement d’élevage.

A présent, la bague fermée est reconnue comme preuve de la naissance de l’oiseau en élevage mais celle-ci devra correspondre à des normes très strictes et devra porter le numéro de chaque éleveur.

Danièle Sastre

Mon premier hybride chardonneret x bouvreuil

par Pierre Carel

 

L'année 2004 j'avais déjà hybridé linotte mélodieuse x bouvreuil et roselin du Mexique X bouvreuil. Auparavant, j'avais essayé sans préparation l'hybridation chardonneret x bouvreuil et évidemment les pontes furent toutes claires. Donc en 2005 je mettais en présence un mâle de chardonneret robuste (Carduelis carduelis major) avec une femelle bouvreuil ponceau (Pyrrhula pyrrhula pyrrhula) ramenée d'une exposition bourse à REGGIO EMILIA. Nous étions en novembre, ils eurent donc tout l'hiver pour s'entendre. Je les logeais seuls dans une volière de 1,5 m sur 2m sur 0,80. Je remarquais qu'ils picoraient fréquemment et ensemble des baies de pyracantha. L'absence d'animosité m'autorisait à fonder beaucoup d'espoir.

La femelle commença assez tard à nicher, vers mi-juin. J'assistais à distance au nourrissage du mâle chardonneret donnant la becquée à la femelle bouvreuil. 6 œufs furent pondus, ils étaient tous clairs. La première fois je les avais enlevés tous les matins à 9h. Aussi à la deuxième ponte je laissais faire et après avoir attendu 5 jours pour les mirer après le dernier œuf, je fus déçu de constater à nouveau que les 6 œufs étaient encore clairs. La troisième ponte nous amena en août et déjà les verdiers étaient en mue. Sans conviction j'avais marqué sur un carnet « chardonneret x bouvreuil à mirer le 9/8, éclosion prévue le 17/8 et baguer le 24/8 ».

Un matin après avoir nourri les oiseaux de la volière, je mirai à nouveau les 6 œufs. Cette fois un seul sur les 6 était bien sombre. Je laissai celui-ci avec 2 autres, clairs, de manière qu'il lui en reste 3, au cas où le petit naîtrait. Il pourra alors reposer sur les œufs, sans se faire écraser par la femelle. Trois à quatre jours après je contrôlai de nouveau pour en être certain. La femelle cette fois restant sur le nid, je dus la soulever pour accéder aux œufs. Au mirage, cela ne faisait aucun doute : il était bien fécondé. Aussi, à l'approche de l'éclosion je fournissais d'avantage de petits escargots et des pinkis décongelés. 2 jours après la date prévue de l'éclosion, je me tenais à distance pour voir si une fois descendue du nid, elle nourrissait. Et en effet, sitôt après avoir quitté le nid, elle allait manger quelques pinkis et des escargots que je donnais entiers. Elle ne prenait que la partie tendre de l'escargot qui dépassait. Par la suite je passais devant la volière sans la calculer pour lui laisser sa tranquillité et je ne m'attardais pas quand je lui donnais la nourriture. Il me tardait d'être au baguage, chose faite le 24/8/06 . J'avais masqué la bague avec du sparadrap couleur chair.
C'est seulement quand le jeune a quitté le nid que j'ai aperçu le mâle chardonneret le nourrir. Je me disais : « pourvu que ce soit un mâle », et fin septembre, je voyais le début du masque prendre sa couleur. Mon premier hybride chardonneret major x femelle bouvreuil ponceau a les caractéristiques du père à 50% : miroir alaire bien jaune, lune de queue, masque ; et de par la taille, la forme de la femelle bouvreuil.

Jeune hybride Chardonneret x Bouvreuil

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Hybride de Chardonneret x Bouvreuil

Père Chardonneret (fond gauche),
Sur le perchoir à gauche Mère Bouvreuil, à droite jeune hybride

En conclusion je trouve que l'hybride chardonneret x bouvreuil est un bijou. Par contre en trois pontes, 18 œufs pondus pour juste, à la dernière, avoir un seul œuf fécondé… Je laisse ce couple ensemble et qui sait, peut-être l'an prochain y aura-t-il plus d'œufs fécondés, on verra ! Je conseille à tous les amateurs d'hybrides de travailler avec la femelle bouvreuil : cela donne des oiseaux spectaculaires que l'on ne rencontre pas dans tous les nationaux. En fait avec des oiseaux de propre élevage calmes cela se passe aussi bien pour l'hybridation que n'importe quel fringillidé. Ne pas oublier de donner de la nourriture animale pour l'élevage et leur laisser la tranquillité.

CAREL Pierre
Eleveur capacitaire.
Article rédigé le 2006-11-30

 

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